< Même au repos, le cheval est gracieux. Il s'abandonne avec élégance. Lorsque je pense Eaubac devant son box, et que le chatouillis de ma brosse, et que le doux grattement de mon étrille, et que le frottis de mon éponge humide l'ensomeillent, il ferme les yeux mais ne tient, que sur trois pieds. Le quatrième, un posterieur, est toujours plié sur la pointe du sabot. On dirait la jambe alanguie d'un danseur étoile. Un fois les muscles bien relachés, il passe à l'autre postérieur. Il fait, sur place, une sieste chorégraphique. C'est un artiste qui s'ignore. > Jerome Garcin.


